Statistiques
| Statistiques des familles |
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Communauté culturelle |
| Nombre de familles |
65 |
Nombre d’adultes
(63 femmes et 16 hommes) |
79 |
| Nombre d’enfants |
140 |
| Nombre total de personnes |
219 |
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| Souche québécoise |
26% |
| Souche immigrante |
74% |
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| Statut marital |
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Situation économique |
| Familles monoparentales |
77% |
| -matricentriques 71% |
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| -patricentriques 6% |
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| Familles nucléaires |
23% |
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| Sans emploi |
54% |
| Emploi faible revenu |
35% |
| Autres* |
11% |
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*Cette catégorie comprend les salariés considérés à revenu
moyen et élevé ainsi que les personnes vivant d'une rente quelconque.
Portrait des familles : Difficultés et enjeux. Les familles desservies chez Les enfants de Béthanie proviennent d'horizons et de cultures différentes. Néanmoins, certaines caractéristiques se démarquent et profilent un portrait global incluant la monoparentalité avec la mère comme pilier, la sous-scolarisaton et le statut d'assisté(e) social(e) ou d'employé(e) à faible revenu. Ayant à leur charge en moyenne deux enfants, il va sans dire que leur statut économique se situe sous le seuil de pauvreté avec tout ce que cela implique comme difficultés : isolement, sous-alimentation et/ou malnutrition, absence d'activités sociales. De plus, l'organisme accueille une large clientèle multiculturelle, souvent en provenance de pays où le VIH est endémique, régulièrement aux prises avec des embûches reliées à l'immigration (attente d'un statut, méfiance, isolement, choc culturel) et à l'intégration (adaptation à la nouvelle culture, valeurs sociétales et familiales différentes). S'ajoutent à ces problématiques sociales les impacts découlant de la vie dans un contexte où au moins un membre de la famille est atteint du VIH/sida. Régulièrement, l'annonce du diagnostic a lieu suite au décès du conjoint ou d'un enfant. Dans d'autres cas, elle provoque le départ de l'être cher. Cette annonce et/ou ses répercussions peuvent faire naître un état dépressif pouvant aller jusqu'au suicide et entraîner la détérioration d'une vie sociale et professionnelle active. La maladie se manifeste par vagues successives de bien-être et de mal-être physique et/ou psychologique. Dans un laps de temps très court, elle rend des personnes actives invalides, gravement malades, alitées, hospitalisées, pour des périodes variables. Elle nécessite un traitement qui inclut une multitude de médicaments. Cette thérapie s'accompagne d'effets secondaires importants, de périodes d'ajustement de la posologie et d'un horaire strict et rigoureux afin de respecter l'adhérence au traitement qui, pour une réponse optimale, exige la prise de plus de 90% des doses. Dans ces périodes de plus grande vulnérabilité, le parent est alors moins disposé, autant physiologiquement que psychologiquement auprès de ses enfants et ne peut alors leur apporter toute l'attention et le soutien dont ils ont besoin pour une saine évolution personnelle et une bonne intégration sociale. Souvent, la perception que les gens ont du VIH/sida fait naître chez la personne atteinte des sentiments nouveaux. Ainsi, les préjugés, la stigmatisation, la discrimination, entre autres, alimentent le manque de confiance en soi, la perte d'estime personnelle, la suspicion, la culpabilité, la honte et la peur d'être rejeté, exclus, abandonné. Souvent la personne atteinte se décourage, se laisse envahir par la colère et la révolte. Lorsque cette personne a des enfants, la culpabilité de leur avoir transmis le VIH, l'angoisse quant à leur avenir, la peur qu'ils puissent être rejetés ou blessés et le sentiment de faire vivre les siens avec la mort autour sont omniprésents. Les enfants sont fortement affectés par la présence du VIH dans l'entourage, même si très souvent ils ne sont pas au courant de l'état sérologique de leur(s) parent(s). Ils s'inquiètent de voir leur(s) parent(s) malade(s), et peuvent même se sentir responsables de leur état. Sans pouvoir mettre des mots sur ce qu'ils perçoivent, ils ressentent, peu importe leur âge, le secret entourant la maladie, ce qui fait naître en eux un sentiment d'insécurité et diminue leur confiance en eux-mêmes et envers le monde qui les entoure. C'est dans ce contexte que Les enfants de Béthanie intervient. L'approche écologique développée permet d'être en contact avec des membres de la famille et ainsi d'intervenir sur l'ensemble des composantes de l'environnement familial. Les intervenants(tes) aident les jeunes, au courant ou non de l'existence de la maladie dans leur famille, à acquérir les habiletés nécessaires à une bonne intégration scolaire, affective et sociale. Les intervenants(tes) les soutiennent dans leur quotidien où le VIH est présent de façon permanente. Les interventions contribuent aussi à outiller les parents afin qu'ils
prennent en main leur santé, leur qualité de vie, leur intégration ou
leur retour à une vie sociale et/ou professionnelle enrichissante. Ils
deviendront alors des piliers pour leur famille, de meilleurs éducateurs
auprès de leurs enfants et de justes porte-parole de leur état sérologique. Source : Rapport annuel année 2003-2004. |